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La croissance des services place politiques publiques et données au cœur de la diversification

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

ONU commerce et développement fait avancer le programme de diversification alors que le commerce mondial se tourne vers les services.

A consumer takes advantage of paying with QRIS digital money when shopping at a mobile vegetable vendor in Malang, November 2022

Les services transforment rapidement le commerce mondial – et le rythme de ce changement s’accélère. Pour de nombreuses économies en développement, la question n’est plus de savoir si les services comptent, mais si les cadres politiques suivent le mouvement.

Le commerce mondial des services a progressé d’environ 5,3 % par an au cours de la dernière décennie – plus rapidement que le commerce des biens – et représente désormais plus d’un quart du commerce total. Cette expansion est portée par les services numériquement transmissibles, notamment l’informatique, la finance et les services professionnels, rendus possibles par la numérisation rapide.

La participation demeure cependant très inégale. Les économies développées dominent les exportations de services numériquement transmissibles, tandis que de nombreux pays en développement et pays les moins avancés restent en marge. À mesure que les services deviennent centraux dans la création de valeur, cet écart risque de se creuser sans mesures politiques ciblées.

Le combler nécessite plus que l’expansion du commerce. Tout dépend de la capacité des pays à concevoir des cadres commerciaux et réglementaires qui soutiennent le développement des capacités nationales de production, d’exportation et de valorisation des services.

Least developed countries on the margins of services-driven export growth

La servicification transforme la production et le commerce

Au cœur de cette évolution se trouve la « servicification » – l’intégration croissante des services à toutes les étapes de la production. De la logistique à la finance, en passant par la conception numérique et le marketing, les services sont désormais intégrés dans tous les secteurs, influençant la manière dont les économies rivalisent et se diversifient.

Pour les économies en développement, cela crée de nouvelles voies pour la transformation structurelle. Mais les résultats dépendent d’infrastructures, de compétences et d’environnements réglementaires favorables à une production intensive en services.

Services underpin how economies produce and compete

La politique commerciale devient un levier central. Les négociations récentes incluent de plus en plus de dispositions sur le commerce numérique – telles que les flux de données transfrontaliers, la protection des données, les transactions électroniques et les infrastructures numériques – désormais essentielles à la manière dont les services sont fournis et échangés.

Ces dispositions peuvent réduire la fragmentation réglementaire et améliorer la prévisibilité, permettant aux entreprises d’accéder à des intrants en services au-delà des frontières. En revanche, des mesures restrictives risquent de limiter l’accès à des services clés et de freiner la participation aux chaînes de valeur mondiales.

Des lacunes dans les données limitent l’efficacité des politiques

En dépit de l’importance croissante des services, l’élaboration des politiques reste entravée par un manque de données, en particulier dans les pays en développement.

L’absence de statistiques détaillées sur le commerce des services – par secteur, partenaire et mode de fourniture – complique l’identification des atouts concurrentiels, l’évaluation des obstacles et la conduite de négociations efficaces. Le renforcement des systèmes de données constitue donc une priorité technique et politique.

Du dialogue mondial à des solutions concrètes

Dans ce contexte, ONU commerce et développement (CNUCED) a organisé la 12e session de sa réunion d’experts pluriannuelle sur le commerce, les services et le développement les 15 et 16 avril à Genève, en mettant l’accent sur la servicification et ses implications pour la diversification.

En tant que principal forum de la CNUCED sur les services, il a réuni des responsables politiques et des experts pour échanger leurs expériences nationales et proposer des approches concrètes. Les discussions ont souligné l’influence des cadres politiques, des choix réglementaires et des accords commerciaux sur les résultats – ainsi que la nécessité d’une meilleure articulation entre données, politiques et mise en œuvre.

Soutenir les pays pour passer des données à l’impact

La CNUCED complète le dialogue par un appui analytique et de renforcement des capacités ciblé. Son Guide de référence sur les données pour le commerce des services et les politiques de développement, accompagné de webinaires connexes, a touché près de 700 participants.

Le travail avec la CARICOM aide les pays à renforcer à la fois la production et l’utilisation des données sur le commerce des services grâce au Système d’information sur les statistiques du commerce des services (TiSSTAT). Des ateliers récents à la Dominique et à la Grenade ont rassemblé plus de 60 participants issus de plus de 35 institutions, près de 90 % signalant une capacité accrue à utiliser les données sur les services dans l’élaboration des politiques.

D’autres sessions sont prévues à Sainte-Lucie et à Saint-Christophe-et-Niévès.

Accroître l’impact grâce aux partenariats

Avec la croissance de la demande d’appui, la CNUCED fait avancer ses projets de centre de partage des connaissances afin de connecter responsables politiques, statisticiens et experts, et de promouvoir l’utilisation des données sur les services dans l’élaboration des politiques.

L’objectif est de consolider le lien entre les données probantes et l’action – afin d’aider les pays à transformer la croissance du commerce des services en gains en matière de diversification, de résilience et de développement à long terme.